Aikido club
des Eaux-Vives

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L'entraînement

L'Aïkido peut être pratiqué par des femmes et des hommes de toutes tailles et âges. L'intérêt de la pratique est de progresser à la fois techniquement, physiquement et mentalement, tout cela dans un contexte de bonne humeur (le fondateur Morihei Ueshiba était très attaché à ce point).

Le but premier de l'Aïkido n'est pas d'obtenier une pratique pour utiliser dans un combat réel, ce qui demande généralement un haut niveau de connaissance, mais il permet de préparer quiconque, autant physiquement (souplesse, rapidité, musculature), techniquement (distance de sécurité, trouver l'ouverture, gérer plusieurs attaques) que mentalement (sang-froid), à l'éventualité d'une attaque de quelque sorte.

Les aïkidokas s'entraînent le plus souvent par deux. L’« attaquant » (uke, littéralement "celui qui accepte, qui chute") déclenche une attaque contre le « défenseur » (tori "celui qui saisit"), qui la neutralise avec une technique d'Aïkido. Les techniques sont composées de projections ou d'immobilisations, et la majorité d'entre elles peut s'effectuer debout, ou à genoux. En général, la technique est étudiée de la manière suivante : le professeur montre le mouvement, puis le partenaire uke attaque le tori, le plus souvent quatre fois (deux fois de chaque côté : droite et gauche alternativement), puis les partenaires échangent les rôles pour 4 nouvelles attaques. Ceci jusqu'à ce que l'enseignant demande l'arrêt de la technique.

Une autre forme d'entraînement consiste en un travail libre (jiyu waza), où le uke et le tori peuvent appliquer une technique de leur choix sur une attaque que le uke aura choisi au préalable. Ce travail peut être également appliqué par groupe de plus de 2 partenaires (randori) qui permet au tori de gérer une situation où il est assailli par plusieurs toris.


La Tenue

Keikogi L'Aïkido se pratique en tenue quasi identique à celle du judo ou du karaté. Le keigogi (tenue composée d'un pantalon et d'une veste) est la tenue de base. La veste est fermée à l'aide d'une ceinture (obi) qui représente parfois, par sa couleur, le niveau du pratiquant. Selon l'école ou lorsque le professeur l'estime, la tenue est assortie d'un hakama (pantalon large plissé, muni d'un dosseret rigide (koshi ita)).

Le hakama est un vêtement traditionnel, portés par les nobles du Japon médiéval, et notamment les samouraïs, dont la forme ce figera à l'époque Edo. De nos jours, le hakama est le plus souvent de coton, de soie ou de polyester (ou un mélange des trois) et utilisé dans certains arts-martiaux, tels que l'Aïkido, le ïado, ou le kendo.

De part sa découpe, le hakama pésente toujours septs plis (cinq devant et deux derrières) qui symbolise les septs vertus que le pratiquant d'arts martiaux se doit de suivre et améliorer:

  • Jin : La bienveillance, la générosité. Elle représente la bonté que le pratiquant se doit de transmettre à autrui, quelque soit son origine, âge, sexe, opinion ou handicap.

  • Gi : L'honneur, la justice. L’honneur doit être compris comme le respect de soi-même, d’autrui, et des règles morales que l’on considère comme justes. Elle demande d'être fidèle à ses engagements, à sa parole, et à l’idéal que l’on s’est choisi.

  • Rei : La courtoisie, l'étiquette. Elle symbole, à travers l'étiquette, l'expression de l'attention sinc&eagrave;re et authentique porté sur autrui.

  • Chi : La sagesse, l'intelligence. La sagesse s'entend comme l'aptitude à discerner en quelque contexte que ce soit, le positif et le négatif, à n’accorder aux choses et aux événements que l’importance qu’ils ont, afin de ne pas se laisser aveugler ni s'abandonner aux mauvaises émotions. Elle permet ainsi de maintenir la sérénité sur le tatami.

  • Shin : La sincérité. Elle est une des vertus importantes dans la pratique d'un art-martial. Elle représente l'engagement de l'élève envers sa Voie qui se doit être totale, sans équivoque.

  • Chu : La loyauté. Elle est un ciment du Budo et des diverses pratiques martiales. L'aïkidoka s'engage à une fidélité et à des règles de son école et dans sa vie en général.

  • Koh : La piété. On entend piété dans le sens du respect profond et authentique envers les bases philosophiques ou techniques de l'art-martial que l'étudiant pratique.



Les Armes de l'Aïkido

Bien que souvent représenté par des techniques à mains nues, l'Aïkido se pratique également avec des armes. La pratique des armes est le plus souvent complémentaire à la pratique à mains nues (certaines écoles comme l'Iwama ryu considère leur pratique comme essentiel), permettant, entres autres, une meilleure compréhension des déplacements, de la posture, ainsi que des distances vis-à-vis de ces adversaires.

On utilise le plus souvent en Aïkido trois armes différentes: le bokken (sabre), le jo (bâton) et le tanto (couteau). La pratique des armes en Aïkido est très large et comprend des techniques combinant armes contre armes ou armes contre mains nues. Leur apprentissage passe le plus souvent pas quatre types d'exercies particuliers:

  • Suburi : Développement de la maîtrise des armes et apprentissage des coups et postures à travers des mouvements réalisés seuls.
  • Awase : Travail avec un partenaire des suburis afin de travailler l'harmonisation.
  • Kumijo et Kumitachi : Combats codifiés avec un partenaire comprenant jo contre jo (kumijo) ou boken contre boken (kumitachi).
  • Kata : Séquences codifiées de coups qui peuvent s'exécuter seul ou à plusieurs (kumijo/kumitachi).


Les Grades

Le système des grades dans les Budos a été développé au Japon par Jigorō Kanō (fondateur du Judo) dès le XIXe siècle afin de remplacer le système traditionnel de certificats d'aptitude permettant d'enseigner. Ce système est construit autour de grades, dits kyu et dan, permettant ainsi un suivi plus moderne et progressif du niveau des élèves. Les grades représentent dans le Budo un ensemble indissociable de trois valeurs, que sont : le Shin (morale), le Gi (technique) et le Tai (physique) que l'élève apprend à maîtriser au cours de sa progression.

Dans le cas de l'Aïkido, le système dépend fortement des écoles et/ou pays dans lequel il est pratiqué. Toutefois, dans la grande majorité des cas, l'étudiant se voit attribuer le "myu kyu" (littéralement "sans grade") ou le 6ème kyu. La progression jusqu'au 1er kyu se déroule au dojo à travers des passages de grade, qui consiste en la présentation de techniques en face de son enseignant. Le système des couleurs de grades n'est généralement pas appliqué en Aïkido, qui se contente de la ceinture blanche pour les kyus et de la noire pour les niveaux dans. Toutefois, afin de marquer les niveaux, certaines écoles (dont la nôtre) suivent un système de couleurs très similaire au Judo.

Le passage aux dans se déroule similairement à ceux des kyus, mais la présentation se passe souvent devant un jury (comprenant des enseignants d'autres écoles). Comme dans de nombreux Budos, la ceinture noire (1er dan) n'est pas signe de maîtrise de l'art, mais simplement une indication que l'étudiant vient simplement d'acquérir les bases de celui-ci. Les niveaux supérieurs sont donc attribuer lorsque l'étudiant acquiert une plus grande adresse dans ces techniques.




Sources:

Les infos du CTIR Aïkibudo

Infos pratiques

  • Bus:
    L'arrêt de bus le plus proche est l'arrêt "Vollandes", desservi par les bus 2, 6, E et G.
    Pour voir les horaires, vous pouvez aller sur le site des Transports Publics Genevois.
  • Emplacement:
    Aïkido club des Eaux-Vives
    84, Rue des Eaux-Vives
    Ecole des Eaux-Vives
    1207 Genève
    Pour plus d'informations: voir Contact.

Photos dojo